Dossier Économie politique

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  • ABDELAL Rawi, Capital Rules - The Construction of Global Finance, Harvard University Press, 2007 [Amazon - BooksGoogle - La vie des idées]
    Les artisans de cette «construction de la finance mondiale», ou plus précisément des règles multilatérales qui entendent la régir, sont avant tout des Français - plus étonnant même, des Français socialistes. C'est vers la France, plutôt que vers les Etats-Unis, qu'il faut se tourner pour comprendre la genèse de ces Capital Rules qui forment le bréviaire de la mondialisation financière. Dans chacune des évolutions qu'il décortique, Abdelal trouve des technocrates français de centre gauche ou chrétiens-sociaux dans le rôle pivot : Jacques Delors et Pascal Lamy à Bruxelles, Henri Chavranski à l'OCDE (auquel on pourrait adjoindre Jean-Claude Paye, curieusement ignoré dans Capital Rules), Michel Camdessus au FMI. En creusant l'enchaînement des événements, il lui apparaît que l'expérience des premières années Mitterrand et du «tournant de la rigueur» de 1983 est à la source de la «construction de la finance mondiale» autour des «règles du capital», et que les témoins de cette mutation au ministère des Finances ont ensuite essaimé leur expérience à travers le monde dans leurs postes successifs. Abdelal décrit ainsi la prise de conscience progressive de Pierre Bérégovoy sur les effets du contrôle des changes, qui se révéla être un instrument de répression des classes moyennes plutôt que de contrôle des spéculateurs. Il cite son directeur de cabinet de l'époque, Jean-Charles Naouri : Bérégovoy haïssait l'opacité, les arrangements secrets, les rusés qui se jouaient du système (…) et il en est venu à considérer le contrôle des changes sous cet angle.
    Lire aussi : Le consensus de Paris : la France et les règles de la finance mondiale
  • ARON Raymond, Dix-huit leçons sur la société industrielle, Gallimard, 1963
  • ATTAC, Enquête au cœur des multinationales, Mille et une nuits, 2001
  • BAECHLER Jean, Le capitalisme (Tome 1 Les origines, Tome 2 L'économie capitaliste), Folio Gallimard, 1995
  • BAIROCH Paul, Victoires et déboires - Histoire économique et sociale du monde du XVIe siècle à nos jours [3 tomes], Folio Gallimard, 1997 [Tiers-Monde]
    Cette histoire économique et sociale restitue, dans la diversité du temps et de l'espace, l'internationalisation du monde. Le toute premier, après un prologue consacré à l'entre-deux Révolutions (de la révolution néolithique de l'agriculture et de la ville aux prémices de la révolution industrielle), traite des sociétés industrielles occidentales et de la révolution industrielle (1500-l850). Le tome deuxième est consacré aux pays développés au XIXe siècle (1815-1914) et aux Tiers-Mondes face aux pays industrialisés (1492-1913). Le tome troisième traite du XXe siècle chez les nantis et dans le Tiers-Monde.
  • BELL Daniel, Vers la société post-industrielle, Robert Laffont, 1976
  • BOLTANSKI Luc et CHIAPELLO Eve, Le nouvel esprit du capitalisme, Gallimard, 1999 [Alternatives Economiques - Cliothèque - CNAM - Jean Zin - Politix - Science politique]
  • BOURGUINAT Henri, La tyrannie des marchés - Essai sur l'économie virtuelle, Économica, 1995 [Alternatives Economiques - Le Monde diplomatique - Politique étrangère]
  • BOURGUINAT Henri, Les intégrismes économiques - Essai sur la nouvelle donne planétaire, Dalloz, 2006 [Alternatives Economiques - L'économie en questions - Revue d'économie politique]
  • BOURGUINAT Henri et BRIYS Éric, L'arrogance de la finance - Comment la théorie financière a produit le krach, Cahiers libres La Découverte, 2009 [Alternatives Economiques - La Tribune - Science publique]
  • BOYER Robert et FREYSSENET Michel, Les modèles productifs, La Découverte, 2000
  • BRAUDEL Fernand, Civilisation matérielle, économie et capitalisme (XVe-XVIIIe siècles) [3 tomes : Les structures du quotidien, Les enjeux de l'échange, Le temps du monde], LGF, [1979] 2000 [Politique étrangère - Sciences Humaines]
    Fernand Braudel réfléchit sur la longue durée, le capitalisme et l'espace mondial pour penser non seulement les racines historiques du monde, mais aussi son fonctionnement actuel. Ces trois volumes sont une introduction à l'histoire du monde du XVe au XVIIIe siècle, un voyage à travers le temps et l'espace des civilisations qu'a bousculées alors - en Asie, en Amérique, en Afrique - la violente expansion de l'Europe. C'est aussi une réflexion peu orthodoxe sur la nature et le rôle d'un acteur important : le capitalisme, que l'auteur, contre toutes les règles, distingue vigoureusement de l'économie de marché. L'accent est mis sur le poids énorme d'un troisième secteur, celui d'une production paysanne encore majoritairement enfermée dans le troc et l'autosuffisance, à l'écart du marché.
  • CASTELLS Manuel, L'ère de l'information - 1. La société en réseaux, Fayard, 1998
  • CASTELLS Manuel, L'ère de l'information - 2. Le pouvoir de l'identité, Fayard, 1999
  • CASTELLS Manuel, L'ère de l'information - 3. Fin de millénaire, Fayard, 1999
  • CHESNAIS François, La mondialisation financière - Genèse, coûts, enjeux, Syros, 1996
  • CHESNAIS François, La mondialisation du capital, Syros, 1997
  • CHESNAIS François, DUMÉNIL Gérard, LÉVY Dominique et WALLERSTEIN Immanuel, Une nouvelle phase du capitalisme ?, Syllepse, 2001 [Alternatives Economiques]
  • DOCKÈS Pierre, L'enfer, ce n'est pas les autres ! - Bref essai sur la mondialisation, Descartes & Cie, 2007 [Blog]
  • DUMÉNIL Gérard et LÉVY Dominique, La dynamique du capital - Un siècle d'économie américaine, PUF, 1996
  • DUMÉNIL Gérard et LÉVY Dominique, Au-delà du capitalisme, PUF, 1998
  • ENGELS Friedrich, Monde en Question
  • GIRAUD Pierre-Noël, L'inégalité du monde - Économie du monde contemporain, Gallimard, 1996
  • JOBERT Bruno (sous la direction de), Le tournant néo-libéral en Europe - Idées et recettes dans les pratiques gouvernementales, L'Harmattan, 1994 [Revue française de science politique]
  • JOSEPH Jean-Philippe, Le procès de la mondialisation, Fayard, 2001
  • MARIS Bernard, Antimanuel d'économie 1. Les fourmis, Bréal, 2003
  • MARIS Bernard, Antimanuel d'économie 2. Les cigales, Bréal, 2006
  • MARX Karl, Monde en Question
  • MEIKSINS WOOD Ellen, L'origine du capitalisme, Lux, 2009 [Chapitre 5]
    Personne ne niera que le capitalisme a permis à l'humanité d'accomplir des avancées notables sur le plan matériel. Mais il est devenu aujourd'hui manifeste que les lois du marché ne pourront faire prospérer le capital qu'au prix d'une détérioration des conditions de vie d'une multitude d'individus et d'une dégradation de l'environnement partout dans le monde. Il importe donc plus que jamais de savoir que le capitalisme n'est pas la conséquence inévitable des échanges commerciaux et marchands que l'on retrouve dans presque toutes les sociétés humaines. Le capitalisme a une histoire très singulière et un lieu de naissance bien précis : les campagnes anglaises du XVIIe siècle. En rappelant cette origine, essentiellement politique, Ellen Meiksins Wood propose une définition limpide des mécanismes et des contraintes qui font la spécificité du capitalisme.
  • PETRAS James et VELTMEYER Henry, La face cachée de la mondialisation - L'impéralisme au XXIe siècle, Parangon, 2002
  • POLANYI Karl, La grande transformation - Aux origines économiques et politiques de notre temps, Gallimard, 1983
  • SCHUMPETER Joseph, Capitalisme, socialisme et démocratie, Payot, 1951 [Chapitres 1 à 14 (DOC) - Chapitres 15 à 23 (DOC)]
  • TIBERGHIEN Yves, Entrepreneurial States - Reforming Corporate Governance in France, Japan, and Korea, Cornell University Press, 2007 [La vie des idées]
    Son approche s’oppose à la perspective dominante en économie, qui explique le caractère quasi-mécanique des transformations en cours par le progrès technique et/ou la mondialisation, processus eux-mêmes inévitables. Dans son analyse du processus de libéralisation financière, Tiberghien met au contraire l’accent sur l’intermédiation par les politiques : les transformations contemporaines des économies nationales – qu’il résume par l’expression « restructuration des entreprises » (corporate restructuring) – est certes le résultat de pressions extérieures, mais ne peut se comprendre sans l’intermédiation volontaire (voire volontariste) des politiques qui procèdent aux réformes structurelles : cela signifie que le renforcement des mécanismes de marché dans des économies coordonnées ne peut se faire sans l’intervention du politique.La libéralisation financière est analysée par Tiberghien à l’aide du concept de « golden bargain  » : elle n’a rien d’un processus automatique mais est le résultat d’un accord donnant-donnant entre d’un côté les investisseurs internationaux qui garantissent l’afflux abondant de capitaux et les gouvernements qui s’engagent à assurer une rentabilité élevé de ce capital par des mesures de dérégulation de l’économie facilitant la restructuration des entreprises.
  • WALLERSTEIN Immanuel, Monde en Question

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mise à jour : 12/01/10
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