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Dossier François JULLIEN

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Articles

  • Saison 2010-2011, Cours méthodique et populaire de philosophie, Université Paris Diderot
  • 28/01/2011, Cette étrange idée du beau Conférence de Jean-Jacques MELLOUL Livre de François JULLIEN, Chine en Question
  • 15/11/2010, Serge LEFORT, Hommage à François Jullien, Chine en Question
  • 15/11/2010, Entrevista con François JULLIEN, Mundo en Cuestión
  • Juillet 2010, François Jullien : « Soyons attentifs aux transformations silencieuses », Philomag n°41
  • 2010, Jacques DEMORGON, Dialogues interculturels plus faciles ou plus difficiles - En compagnie de François Jullien, Synergies Pays riverains du Mékong n°1
  • 08/08/2009, La société humaine est-elle réellement en crise ?, La libre Belgique
  • 04/08/2009, La philosophie chinoise, une autre vision du monde, Télérama
  • Septembre 2009, François Jullien et Yu Hua : De Mao aux J.O., l'épopée de la Chine contemporaine, Philomag n°32
  • 23/05/2009, Assises internationales du roman - Yu Hua et François Jullien, Tout sur la Chine
  • 23/05/2009, Assises internationales du roman - En Chine avec François Jullien et le « Tchouang-tseu », Tout sur la Chine
  • 09/05/2009, Et maintenant, pensons chinois ! - François Jullien, Tout sur la Chine
  • 06/04/2009, Les Transformations silencieuses de François Jullien, Tout sur la Chine
  • 05/03/2008, Frédéric KECK, Penser en Chine - À propos du Contre François Jullien de Jean-François Billeter, Lacan et le monde chinois
  • 12/01/2008, Rencontre avec François Jullien à la Société de psychanalyse freudienne, Lacan et le monde chinois
  • Janvier 2008, François JULLIEN et Philippe SOLLERS, En passant par la Chine, Revue des deux mondes
  • 2008, Jacques DEMORGON, Penser en français - Penser le français, Synergies Monde n°5
  • 31/12/2007, Philippe SOLLERS, Pour François Jullien, Philippe Sollers
  • Octobre 2006, François JULLIEN, La Chine au miroir de l’Occident, Le Monde diplomatique
  • Octobre 2006, La Chine est un dépaysement de l'esprit - Entretien avec François Jullien, Philomag n°4
  • 03/12/ 2005, François JULLIEN, L'énigme de la puissance chinoise, Le Monde-Société de Stratégie
  • 15/09/2003, Michel VOLLE, Qu'est-ce qu'un sage ?, Michel VOLLE
  • 13/01/2003, François JULLIEN, De la "disponibilité", Lycée Henri-IV
  • 2002, Thierry ZARCONE, La Chine comme outil philosophique - Entretien avec François Jullien, Diogène n°200
  • 2002, Chine - Un ailleurs de la pensée - Entretien avec François Jullien, Nouvelles Clés n°34
  • 2001, ZHANG Yinde, Parallèle Chine-Occident : problèmes et démarches, Revue de littérature comparée n°298
  • 2001, Le nu et l'autre - Entretien avec François Jullien, Alliage n°45-46
  • 1999, Connaissance de l'homme et tradition chinoise - Entretien avec François Jullien, Alliage n°41-42
  • 25/01/1998, Le détour d’un Grec par la Chine - Entretien avec François Jullien, Lacan et le monde chinois
  • 1997, François JULLIEN, Comment pourrait-on se passer de la « création » ?, Communications, Année 1997, Volume 64, Numéro 64, pp. 191-209 
  • 1990, François JULLIEN, Lecture ou projection : Comment lire (autrement) Wang Fuzhi ?, Études chinoises, vol. IX, n°2
  • 1988, François JULLIEN, « Chine » - « Occident » : Questions de comparaison, Études chinoises
  • 1986, François JULLIEN, Le plus long détour - De la sonologie comme discipline occidentale, Communications, Année 1986, Volume 43, Numéro 43, pp. 91-101
  • 1982, François JULLIEN, Lu Xun écrivain - Perspectives de l’année 1925 - Symbolisme figurateur et symbolisme dénonciateur, Études chinoises

Dossiers

Revues

Livres

Œuvres de François JULLIEN

  • JULLIEN François, Lu Xun - Ecriture et révolution, Presses de l'Ecole normale supérieure, 1979
  • JULLIEN François, La valeur allusive, Quadrige PUF, 1985 réédition Quadrige PUF, 2003 [Amazon]
    L'allusion, littéraire ou philosophique, est selon l'auteur, une vertu cardinale de la pensée chinoise et pour y entrer il faut commencer par apprendre à lire à la fois "du plus loin et du plus près". Cet essai est une contribution à une réflexion sur l'altérité interculturelle.
  • JULLIEN François, Procès ou Création - Une introduction à la pensée des lettrés chinois, Seuil, 1989 réédition Points Seuil, 1996 [Chine en Question]
    Que toute réalité soit conçue comme processus en cours, relevant d'un rapport d'interaction ; que tout réel ne soit donc jamais analysable comme entité individuelle mais comme relation ; qu'il y ait, par conséquent, à l'origine de tout phénomène non pas une mais toujours deux instances fonctionnant corrélativement, c'est là une rerésentation de base de la culture chinoise.
  • JULLIEN François, Éloge de la fadeur - A partir de la pensée et de l'esthétique de la Chine, Picquier, 1991 réédition Livre de Poche, 1993 [Amazon]
    Éloge de la fadeur On croira d'abord au paradoxe : faire l'éloge de la fadeur, priser l'insipidité et non point la saveur, c'est aller à l'encontre de notre jugement le plus immédiat. Prendre plaisir à malmener le sens commun. Or, dans la culture chinoise, la fadeur est reconnue comme qualité. Plus encore : comme la qualité, celle du « centre », de la « base ». Le motif est important déjà dans la pensée de l'Antiquité, qu'il s'agisse de dresser le portrait du Sage ou d'évoquer la Voie. De là, il a fécondé la tradition esthétique des Chinois : non seulement parce que les arts qui se développent en Chine bénéficient d'une telle intuition, mais aussi parce qu'ils peuvent rendre plus sensible cette insipidité fondamentale - ils ont donc mission de la révéler : à travers le son, le poème, la peinture, la fadeur devient expérience. Pour percer les arcanes de la pensée chinoise, poésie, peinture, musique, les arts dans leur ensemble, mais aussi plus largement la culture et la philosophie, sont ici revisités à partir de la notion de fadeur.
  • JULLIEN François, La propension des choses - Pour une histoire de l'efficacité en Chine, Seuil, 1992 réédition Points Seuil, 2003
    En suivant à la trace un mot chinois (che), François Jullien nous entraîne à travers les champs de la stratégie, du pouvoir, de l'esthétique, de l'histoire et de la philosophie de la nature.
    Chemin faisant, on vérifiera que le réel se présente comme un dispositif sur lequel on peut et doit prendre appui pour le faire œuvrer - l'art et la sagesse étant d'exploiter selon un maximum d'effet la propension qui en découle. D'un mot embarrassant (parce que limité à des emplois pratiques et rebelle de toute traduction univoque), ce livre fait donc le révélateur d'une intuition fondamentale, véhiculée par la civilisation chinoise à titre d'évidence. S'éclairent du même coup, en regard, certains partis pris de la philosophie ou "tradition" occidentale: notamment ceux qui l'ont conduit à poser Dieu ou penser la liberté.
  • JULLIEN François, Figures de l'immanence - Pour une lecture philosophique du Yi King, Grasset, 1993 [Revue de l'histoire des religions]
    De tous les livres qu'ont pu produire, ou rêver, les diverses civilisations, le Yi king est certainement le plus étrange. Au départ, celui-ci se réduit à deux sortes de traits, ou plein, ou brisé, servant à exprimer la polarité à l'oeuvre au sein du réel, et dont le jeu des superpositions permet de produire une série de figures - 64 au total - qui donnent à voir la variation du cours des choses. Sur cette combinatoire, ensuite, est venu se greffer un ensemble du jugements et de commentaires, qui ont fini par former le texte que nous connaissons désormais sous le nom de Classique du changement : depuis plus de deux millénaires, la principale référence de la pensée chinoise.
  • JULLIEN François, Fonder la morale - Dialogue de Mencius avec un philosophe des Lumières, Grasset, 1995 réédition Dialogue sur la morale, Livre de Poche, 1998 [Synergies]
    Interrogeant Mencius, l'un des plus anciens philosophes chinois, François Jullien établit un dialogue entre la Chine et l'Occident, montrant qu'il est possible de fonder une morale humaine, ouverte sur la liberté et la responsabilité.
  • JULLIEN François, Le Détour et l'Accès - Stratégies du sens en Chine, en Grèce, Grasset, 1995 réédition Seuil, 2010
    Le philosophe fait oeuvre de philologue en interrogeant la logique sur laquelle repose la stratégie du sens et son efficacité dans les formulations détournées chinoises. Il propose de faire retour sur le parti pris théorique occidental qui consiste à parvenir au plus proche de l'objet du discours.
  • JULLIEN François, Traité de l'efficacité, Grasset, 1996
    François Jullien enrichit notre conception de l'"efficacité" en confrontant la notion occidentale et la notion chinoise. A la difficulté européenne à penser l'efficacité s'oppose l'approche chinoise de la stratégie : quand l'efficacité est attendue du "potentiel de la situation" et non d'un plan projeté d'avance, qu'elle est envisagée en termes de conditionnement et non de moyens à fin, de transformation et non d'action, de manipulation et non de persuasion, "l'occasion" à saisir n'est plus alors que le résultat de la tendance amorcée et, comme le dit un sage chinois, le plus grand général ne remporte que des victoires "faciles", sans même qu'on songe à l'en louer.
  • JULLIEN François, Un sage est sans idée - Ou l'autre de la philosophie, Seuil, 1998
    La sagesse est sans idée, sans position particulière. Au contraire de la philosophie qui bâtit des thèses et des hypothèses, la sagesse reste sans idée préconçue, sans parti pris afin de rester disponible à l'ensemble des possibles. La sage ne cherche pas la vérité, mais la congruence (parfaite articulation).
    La quête occidentale incarnée par la philosophie est celle de la vérité, de l'essence et de l'Être qui se cachent derrière les phénomènes. La sagesse quant à elle veille à rester en parfaite adéquation avec le déroulement du réel. Elle cherche la régulation, l'harmonie et adapte son attitude à chaque situation.
    La sagesse est silencieuse quant la philosophie entre dans le débat.
    À l'inverse de la philosophie, la sagesse considère la parole comme une détermination qui fige le réel et par là nous en éloigne. Elle envisage le dialogue comme une opposition stérile. Du coup, attachée à toujours se couler, elle s'est coupée de toute possibilité de résistance, ce que le dialogue au contraire a permis à la philosophie.
  • JULLIEN François, De l'essence ou du nu, Seuil, 2000 réédition Le nu impossible, Points Seuil, 2005
    Tout désigne le Nu comme un phénomène qui a si bien collé à la culture européenne que nous n'en sommes jamais sortis. Tant il relie l'Occident d'un bord à l'autre, d'une époque à l'autre, et a servi continûment de base dans la formation des Beaux-Arts. L'Eglise a pu rhabiller le sexe, mais elle a gardé le nu. En revanche, s'il est un espace culturel où le nu est resté complètement ignoré, c'est bien en Chine. Donnée d'autant plus surprenante que la tradition artistique chinoise a largement développé la peinture et la sculpture des personnages. Une absence aussi radicale, et qui ne souffre pas d'exception, renvoie à une impossibilité. Nous voilà donc conduits à nous interroger sur la condition de possibilité du nu : à quoi, d'un point de vue théorique, a-t-il dû de s'interposer entre la chair et la nudité, le désir et la honte ?
  • JULLIEN François et MARCHAISSE Thierry, Pensée d'un dehors (la Chine) - Entretiens d'Extrême-Occident, Seuil, 2000 [Cairn]
    Entreprenant ici un premier bilan de son travail, et l'ouvrant ainsi aux non-spécialistes, François Jullien nous promène à travers le foisonnement des interrogations que fait lever la Chine face à l'Europe et nous confronte à l'expérience que, loin de nous, durant des millénaires, elle a accumulée.
    En choisissant de dialoguer avec un philosophe, il entend proposer une introduction vivante, parce que questionnante, et sans facilités, à ce que nous entrevoyons trop vaguement comme la " Sagesse de l'Orient " et, chemin faisant, dégager de nouvelles intelligibilités.
  • JULLIEN François, Sagesse ou philosophie ? in MICHAUD Yves (sous la direction de), Qu'est-ce que la culture ?, Odile Jacob, 2001 [BooksGoogle]
  • JULLIEN François, Du "temps" - Eléments d'une philosophie du vivre, Grasset, 2001 [Extraits]
    Empruntant le chemin de la pensée chinoise, François Jullien tente de sortir de ce grand pli du «temps». Car la Chine a pensé le «moment» saisonnier et la «durée», mais non pas une enveloppe qui les contienne également tous deux, et qui serait le «temps» homogène - abstrait. Quelle est donc cette pensée qui n'a pas pensé les «corps» en «mouvement» ? Quelle est donc cette pensée qui n'a pas opposé le temporel à l'éternel, l'être au devenir, d'où naît la métaphysique, et dont la langue, enfin, ne conjuguant pas, ne donne pas à opposer des temps - futur, présent et passé ?
    Cet essai voudrait donc dégager une autre perspective que celle du surplomb du Temps et du grand drame - «existentiel» - qu'elle organise ; prenant le parti d'une pensée qui, dans son ouverture au «moment», et face à l'angoisse de la mort, dirait une insouciance qui ne soit pas une fuite, il tente d'élaborer des éléments du vivre qui ouvrent la philosophie à la possibilité de la sagesse.
  • JULLIEN François, La grande image n'a pas de forme - Ou du non-objet par la peinture, Seuil, 2003 réédition Points Seuil, 2009
    La conquête de l'objectivité est une avancée théorique de l'Occident. C'est à penser sa possibilité que s'est attachée la philosophie ; c'est elle qui a permis le succès vérifié de la science ; c'est à sa représentation que s'est vouée passionnément, y quêtant l'illusion du vrai, la peinture classique. Mais cette construction rationnelle de l'objet n'a-t-elle pas enseveli d'autres possibilités de cohérence resurgissant génialement, par effraction, notamment dans la peinture moderne et dans la poésie ?
  • JULLIEN François, L'ombre au tableau - Du mal ou du négatif, Seuil, 2004 réédition Du mal ou du négatif, Points Seuil, 2006 [Synergies]
    Le mal et le négatif désignent la même chose (la violence, la maladie, la mort, etc.), mais sous deux angles opposés: le mal fait l'objet d'un jugement, qui est d'exclusion ; tandis que le négatif fait l'objet d'une compréhension qui l'inclut de façon logique. Le mal nuit / le négatif coopère. Entre eux deux se choisit la sagesse ou la sainteté. Dans un monde aspirant au "tout positif", François Jullien appelle à désenfouir le négatif pour lui retrouver une fécondité. Au mal, dont le bienfait est d'avoir découvert à l'homme sa liberté, François Jullien propose de substituer le laid (comme jugement immanent ne s'appuyant plus sur un ordre des valeurs) ; l'abject (comme réaction d'"humanité") ; le douloureux (l'affect n'est pas à rejeter de la morale).
  • JULLIEN François, La chaîne et la trame - Du canonique, de l'imaginaire et de l'ordre du texte en Chine, PUF, 2004
    La Chine est une civilisation, non de la parole délivrant un Sens (la Bible) ; ni non plus du discours (Logos) articulant des constructions théoriques par sa syntaxe. Elle est fondamentalement une civilisation du texte - relevant du tracé et dont l'opération est un continu tissage. Au pays de la soie, "chaîne" et "trame" (jing et wei) sont les co-ordonnées du texte chinois.
  • JULLIEN François, La Grèce et la Chine : comparer, dé-comparer in LACROSSE Joachim (sous la direction de), Philosophie comparée - Grèce, Inde, Chine, Vrin, 2005 [BooksGoogle]
  • JULLIEN François, Conférence sur l'efficacité, PUF, 2005 [Amazon]
    Il oppose la conception européenne de l'efficacité, liée à la modélisation comme à la finalité et une action se prolongeant en héroïsme, à la pensée chinoise de l'efficience, indirecte et discrète, qui prend appui sur le potentiel de situation et induit des transformations silencieuses sans éclat ni même événement.
  • JULLIEN François, Nourir sa vie - A l'écart du bonheur, Seuil, 2005
    Notre expérience s'est pensée, en Europe, à partir d'une séparation de plans : vital/moral/spirituel ; même ce verbe le plus élémentaire, "nourrir", a été pris dans la scission du concret et du symbolique : nourrir son corps ou nourrir son âme (dans Platon et les Pères de l'Eglise). Or, en suivant cette expression commune en Chine de "nourrir la vie", nous voici conduits à remonter à l'inséparation de ces plans ; comme, en lisant le grand penseur de l'Antiquité chinoise, Zhuangzi, à creuser l'écart avec l'idéal grec de la connaissance ainsi qu'avec l'idée du bonheur, conçu comme finalité.
  • JULLIEN François et KLEIN Etienne, A la limite de la pensée in Collectif, De la limite, Editions Parenthèses, 2006 [BooksGoogle]
  • JULLIEN François, Si parler va sans dire - Du logos et d'autres ressources, Seuil, 2006
    Aristote nous a laissé ces équivalences majeures, s'imposant comme des évidences : que parler c'est dire ; que dire est dire quelque chose ; et que dire quelque chose est signifier quelque chose : destinant ainsi la parole à être le discours déterminant de la science, reposant sur le principe de non-contradiction et apte à répondre à la question grecque par excellence - désormais mondialisée - du "qu'est-ce que c'est ?". En se tournant vers les penseurs taoïstes de la Chine ancienne, François Jullien rouvre une autre possibilité à la parole : "parole sans parole", d'indication plus que de signification, ne s'enlisant pas dans la définition (puisque non adossée à l'Etre), disant "à peine", ou "à côté" - qui ne dit plus quelque chose mais au gré. Or, n'est-ce pas aussi là, quelque part (à préciser), la ressource que, depuis Héraclite, en Europe, revendique avec toujours plus de virulence la poésie ? Aristote ne débat plus ici avec ses opposants familiers. S'invitent enfin à ses cours, pour dialoguer avec lui, des interlocuteurs inattendus, et même qu'il n'imaginait pas.
  • JULLIEN François, Chemin faisant - Connaître la Chine, relancer la philosophie [réplique à ***], Seuil, 2007
    Une réponse à Contre François Jullien de Jean-François Billeter, une réflexion critique sur l'image de la Chine que véhiculent les ouvrages de François Jullien. A l'occasion de cette "réplique", François Jullien récapitule le chemin parcouru, ou sa "méthode", et les résultats acquis. Il montre du même coup comment, à partir du dévisagement réciproque des cultures, ouvrir la voie d'un auto-réflechissement de l'humain qui nous délivre de l'humanisme mou et de sa pensée faible.
  • JULLIEN François, La pensée chinoise dans le miroir de la philosophie, Seuil, 2007
    Recueil contenant : Éloge de la fadeur, Le Détour et l'Accès, Procès ou Création, La propension des choses, Figures de l'immanence, Fonder la morale, Traité de l'efficacité.
  • JULLIEN François, De l'universel, de l'uniforme, du commun et du dialogue entre les cultures, Fayard, 2008 [Canal C2 - Hakim Ben Hammouda - La Fabrique de l'humain - Nonfiction - Ombres Blanches - Synergies]
    Comment continuer à donner sens à l'idée d'universalité, et notamment à l'universalité des droits de l'homme, sans rien négocier de son exigence, alors qu'il faut bien reconnaître que cette quête de l'universel est la préoccupation singulière de la seule Europe, et que le contenu des droits de l'homme, inséparable de l'histoire européenne, semble en lui-même difficilement universalisable ? Et comment penser ce qu'il y a de commun entre les hommes tout en tenant compte de la pluralité des cultures, elle-même menacée aujourd'hui par l'uniformisation du monde ?
    La pensée chinoise (entendons par là, la pensée qui s'est exprimée en chinois, sans la figer dans une quelconque identité), nous dit Jullien, offre ceci de passionnant, qu'elle s'est développée, au moins jusqu'au XVIe siècle, dans l'indifférence à la pensée européenne, à la différence de la pensée arabe ou même de la pensée indienne (à travers les langues indoeuropéennes). Alors que la philosophie européenne s'est déployée dans le pli de l'Être, les penseurs chinois ne se sont pas trouvés confrontés au problème si crucial de l'unité des sens de l'être ; on trouve de même une toute autre approche du temps, ou un autre rapport à l'exigence de vérité, etc. Une telle extériorité du point de vue nous permet en retour de prendre conscience de la singularité des choix effectués par la pensée européenne et des voies qu'elle a empruntées. Par là même, l'exploration de la pensée chinoise, dans toute ses richesses, vient ébranler l'autoconfort de la philosophie et l'ouvrir à d'autres possibles.
    Sur le thème universalisme européen : WALLERSTEIN Immanuel
  • JULLIEN François, Les transformations silencieuses, Grasset, 2009 réédition Livre de Poche, 2010 [Extraits - Le Magazine-Littéraire - Le Monde - Chine en Question - Télérama - WODKA]
    La culture chinoise accorde une place centrale aux transitions. Pas l'Occident. On ne voit rien. Pourtant, heure par heure, jour par jour, tout change. L'enfant grandit, le corps vieillit, la montagne s'érode, le climat change, ou bien le couple, lentement, se délite. Ces modifications minimes et constantes, inaperçues mais essentielles, forment le cours du monde et la trame de l'existence. Elles progressent à bas bruit, partout présentes, invisibles toutefois, à force d'être minimes et graduelles. « Un beau jour », comme on dit, le résultat saute aux yeux, avec la soudaineté apparente et trompeuse d'un événement nouveau : cet amour est mort, la planète est en danger, je suis vieux, l'enfant est grand. Comment cela s'est-il fait ? Sur le coup, nous voilà pantois : nous voyons soudain ce qui était là, patent, en dehors pourtant de notre regard.
    A partir de ce constat, aussi banal que philosophique, François Jullien a construit un livre en tous points remarquable. Il montre en effet combien « les transformations silencieuses » constituent ce que la métaphysique européenne a le plus de mal à saisir, alors que la culture chinoise leur accorde, au contraire, une attention soutenue. Depuis les Grecs, l'Occident a privilégié les délimitations : il pense par arêtes vives, par bords tranchés, par formes nettes, par idées « claires et distinctes », comme disait Descartes. Ce qui le rend inapte, en fin de compte, à concevoir les transitions, le passage graduel d'une forme à une autre.
  • JULLIEN François, La philosophie inquiétée par pensée chinoise, Seuil, 2009
    Recueil contenant : Conférence sur l’efficacité, Un sage est sans idée, La grande image n'a pas de forme, De l'essence ou du nu, Du «temps», L'ombre au tableau, Nourrir sa vie, Chemin faisant.
  • JULLIEN François, L'invention de l'idéal et le destin de l'Europe, Seuil, 2009
    Idéal est un mot d'Europe : il s'y retrouve d'une langue à l'autre, seule diffère la façon de le prononcer. Or qu'en advient-il quand on sort d'Europe, notamment quand on passe en Chine ? Car il n'est pas banal d'avoir isolé dans la vie de l'esprit cette représentation unitaire, détachée de l'affectif, qu'on appelle « idée ». Il l'est encore moins d'avoir imaginé reporter sur elle, promue en « idéal » séparé du monde, la fixation du désir : au point de faire de cette abstraction le mobile d'une humanité prête à s'y sacrifier. Cet idéalisme platonicien - il est vrai - nous a lassés. Mais on redécouvrira à neuf, le considérant de Chine, quelle invention audacieuse il a été ; et, plus encore, quelle dramatisation de l'existence un tel coup de force a su inspirer. Or, sur cette scène de l'idéal, le rideau ne viendrait-il pas de tomber ? Ou que devient une « Europe » rompant avec l'Idéal ?
  • JULLIEN François, Le pont des singes - De la diversité à venir, Galilée, 2010
    Je crains qu'on ne se soit trompé de concepts. Car ne devrait-on pas penser le culturel en termes, non de valeurs (à soumettre à la tolérance), mais de ressources à prospecter ; non d'identité (et par suite d'identitaire), mais de fécondité à exploiter ; non de différence (revendiquant une appartenance), mais d'écart faisant barrage à l'uniformisation du monde et ouvrant un autre possible ?
  • JULLIEN François, Cette étrange idée du beau, Grasset, 2010 [Citéphilo]
    François Jullien offre une mise en regard de la pensée chinoise et de la pensée européenne sur le concept de beau, afin de le sortir des lieux communs et de le rendre à son étrangeté.
  • JULLIEN François, Penser entre la Chine et l'Europe, CNRS, 2010
    Impossible, aujourd'hui, de penser la Chine sans un détour par l'œuvre de François Jullien.
    C'est en esprit libre, et en érudit passionné, que l'auteur présente ici la synthèse de ses travaux, le bilan de trente ans de recherche.
  • LATOUR Bruno et GAGLIARDI Pasquale (sous la direction de), Les atmosphères de la politique - Dialogue pour un monde commun, Les Empêcheurs de penser en rond, 2006 [Latour - CSO]
    Ce dialogue. à l'initiative de Pasquale Gagliardi, secrétaire général de la Fondation Giorgio Cini et de Bruno Latour, sociologue et philosophe, Sciences-Po Paris, s'est déroulé du 15 au 17 septembre 2004 à Venise, dans l'île de San Giorgio Maggiore. La scène se passe à Venise. Le genre est celui de la conversation, comme ceux que l'on publiait si volontiers au siècle des Lumières. Qui sont les personnages ? Une assemblée de délégués - philosophes, historiens, anthropologues, artistes - porte-parole autorisés mais qu'aucune instance supérieure n'a pourtant mandatés pour négocier avec les autres. Quel est le thème ? Un sentiment partagé de crise aiguë : la vie politique est devenue difficile, il n'y a plus de monde commun. Quelle est l'intrigue ? Les participants ne veulent pas s'entendre trop rapidement. Ils achoppent sur chaque définition : comment se parler ? comment rendre un peu respirable l'atmosphère du bon gouvernement ?

Études sur François JULLIEN

  • BILLETER Jean François, Contre François Jullien, Allia, 2006 [BooksGoogle - Question Chine - Michel VOLLE]
  • CHARTIER Pierre et MARCHAISSE Thierry (sous la direction de), Chine/Europe - Percussions dans la pensée chinoise à partir du travail de François Jullien, PUF, 2005
  • CHARTIER Pierre, ABDIOU Alain, ALLOUCHE Jean et GAILLARD Françoise, Oser construire - Pour François Jullien, Les Empêcheurs de penser en rond, 2007
    Un manifeste pour la pensée constructiviste.
  • CHIENG André, La pratique de la Chine en compagnie de François Jullien, Grasset, 2006 réédition Livre de Poche, 2007 [Michel VOLLE]
  • CORNAZ Laurent et MARCHAISSE Thierry (sous la direction de), L'indifférence à la psychanalyse - Sagesse du lettré chinois, désir du psychanalyste, PUF, 2004 [Amazon]
  • JOUSSET Philippe, L'œuvre en cours de François Jullien - Un déplacement philosophique, L'Harmattan, 2007
  • LEWINSKI Jean, Chine : Internet - Institut - Ricci - Détour, Comp'Act, 2005 [Rue des livres]
    - Détour rend compte du parcours, sur près de 29 ans, du philosophe et sinologue français François Jullien, qui révèle des possibilités inattendues de pensée au travers de mots issus de la langue chinoise, devenus évidents en français : fadeur, détour, accès, distance, disponibilité, biais, indirect, allusion, incitation, manipulation, régulation, propension, affect, congruence, efficacité, immanence, procès.
  • MARCHAISSE Thierry (sous la direction de), Dépayser la pensée - Dialogues hétérotopiques avec François Jullien sur son usage philosophique de la Chine, Les Empêcheurs de penser en rond, 2003
  • MARTIN Nicolas et SPIRE Antoine, Chine - La dissidence de François Jullien, Seuil, 2011 [Chine Information - Rue89]
    Tout à la fois introduction à l’oeuvre de François Jullien (dans sa première partie) et dialogue sans concession avec l’auteur (deuxième partie), cet ouvrage devrait s’imposer comme un essai de référence.

Audio-Vidéo

  • André COMTE-SPONVILLE et François JULLIEN, Le bonheur - Visions occidentale et chinoise, CD, Frémeaux & Associés, 2007 [Starzik]
  • Jean-Hugues LARCHÉ, Disponibilité de la pensée chinoise par François Jullien, Les Films du Lieu-Dit, DVD, Les penseurs du XXI
  • 21/11/2010, Jean-Jacques MELLOUL, Cette étrange idée du beau, Citéphilo
  • 10/11/2010, François JULLIEN, Peut-on rompre ?, BNF
  • 30/10/2010, François JULLIEN, Entre désir et satiété, L'Eloge du savoir
  • 20/03/2009, De l’universel et du dialogue entre les cultures, Tetra
  • 05/02/2009, François JULLIEN, Du "propos subtil" : écarts de la pensée morale entre la Chine et l’Europe, ENS
  • 05/06/2008, François JULLIEN, Lire par soi-même : savoir et culture au temps du numérique, Université Paris Diderot
  • 04/06/2008, François JULLIEN, Les droits de l’homme au regard de la culture et de la civilisation chinoise, BNF
  • 25/04/2008, Faut-il renoncer à l’universalisme ?, Les vendredis de la philosophie, 2008
  • 29/11/2007, François JULLIEN, Affinités électives, France Culture [mp3]
  • Juin 2007, Entretien avec François JULLIEN, Otro Canal - Mundo en Cuestión
  • 29/09/2006, François JULLIEN, L'intelligence stratégique "entre la Grèce et la Chine", ESÉN
  • 24/11/2006, François JULLIEN, L'interculturel : un champ pluridisciplinaire de recherche, Canal C2
    Pour envisager un dialogue effectif entre les cultures, commençons d'abord par distinguer :
    - l'universel, qui est un concept de la raison et repose sur la nécessité ;
    - l'uniforme, qui est, à son envers, un concept de la production et repose sur la commodité ;
    - le commun, qui est un concept politique et décide de ce qu'on partage.
    A partir de quoi, dia-logue implique à la fois de donner sens à ce dia (de l'écart des cultures) et d'instaurer celles-ci sur un même plan du logos (c'est à dire d'une commune intelligibilité). François Jullien illustrera la question à partir de l'extériorité de la Chine vis-à-vis de l'Europe : il montrera comment faire travailler l'écart des cultures pour mettre au jour leurs ressources, leur donnant ainsi à dialoguer dans une commune intelligence.
  • 12/03/2004, François JULLIEN, Le "Yiking" ou Classique du changement, Canal C2
  • 29/04/2003, François JULLIEN, Image ou phénomène - Forme ou transformation, ENS
  • 2003, Entretien avec François JULLIEN, Bruits de Chine
  • 29/12/2000, François JULLIEN, Sagesse ou philosophie, Canal U
    Selon leur notion initiale, la sagesse demeurerait l'idéal - elle est pour les dieux, reconnaît ostensiblement Platon -, tandis que nous autres hommes ne pouvons qu'y aspirer, ne pouvons que l' "aimer", aussi serons nous "philo-sophes". Mais on sait aussi que la philosophie naissante a relégué, et déjà chez Platon, la sagesse dans l'inconsistance de tout ce qui n'est pas un savoir démontré (ou révélé) ; et ce dédain est allé croissant avec le développement de la philosophie. Car la philosophie grandit, elle peut se targuer d'avoir une histoire, et l'autre non. En conséquence, la sagesse s'est vu traiter à l'envers, non plus en sur mais en sous philosophie : elle serait une pensée qui n'oserait pas se risquer (pour atteindre l'absolu, la vérité), ou plutôt qui aurait renoncé - pensée molle, sans arête, émoussée, tempérée. Pensée plate, pour tout dire, et purement résiduelle (le lieu commun), stagnant si loin de l'essor fascinant des idées. En passant par la pensée chinoise, mais aussi par Montaigne, notre propos sera de tenter de redonner consistance à la notion de sagesse -, en revenant à l'infra philosophique à partir duquel a prospéré la philosophie, et sans verser dans ce sous de ce qui n'en serait qu'un sous produit. [Autres conférences : Liste 1 - Liste 2]
  • 06/01/1993, François JULLIEN à propos du "Yi King", INA

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Dossier créé le 03/04/2009 et mis à jour le 06/06/2011
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